LE PARRAIN 2022:
 

parrain 2022

Valentin Emery

Pour cette 59ème édition de notre belle fête, Valentin Emery nous fait l'honneur d'être notre Parrain 2022. Enfant de la campagne genevoise, grand défenseur de Genève et de son terroir, grand épicurien et amateur de vin, Valentin est un journaliste connu du grand public genevois. Qui ne l'a jamais vu à l'antenne de Leman bleu, parcourir la campagne dans son ensemble? Si quelqu'un ose nous dire que oui, il ne le connait pas, voilà une raison de plus pour venir en septembre à Russin.

Découvrez Valentin Emery en lisant son interview.

Rencontre avec notre parrain, Valentin EMERY. La 59ème édition de notre manifestation a l'honneur d'avoir comme parrain Valentin EMERY, ex-présentateur sur Léman Bleu et actuel correspondant pour la RTS au Palais fédéral à Berne. FdV :Quel est ton parcours ? VE :Je suis né et j’ai grandi à Genève, je suis un enfant de la commune d’Avusy. J’ai fait toutes mes écoles dans ce canton et j’ai obtenu un bachelor/master en sciences politiques à l’Université de Genève. Ayant toujours été attiré par le journalisme et la télévision, j’ai postulé pour un stage à Léman Bleu où je suis resté 9 ans. FdV :As-tu conscience que tous les genevois te considèrent comme leur enfant, pour t’avoir vu très jeune à l’antenne de Léman Bleu ? VE :Ça me fait rire et ça me touche, même si c’est un peu exagéré. Il est vrai que j’ai grandi à Léman Bleu, je n’avais d’ailleurs pas de barbe au début ! A la télévision, vous êtes présent quotidiennement dans le salon des gens. Une chaîne régionale offre en plus la proximité avec vos téléspectateurs, ce qui me correspond. FdV :Peux-tu expliquer ce que représente pour toi la fête des vendanges de Russin? VE :C’est un événement que j’ai toujours apprécié. Je suis un enfant d’un village genevois très attaché au terroir et à ma commune d’origine, et je suis amoureux de ces fêtes de villages. J’aime particulièrement les deux ambiances que l’on trouve à la fête des vendanges, l’une la journée, très famille, et l’autre le soir, entre amis autour du vin. La période à laquelle se déroule cette fête, entre l’été et l’automne est délicieuse. FdV :Quelle vision as-tu sur l'évolution de la fête et son avenir ? VE :J’ai des souvenirs de fin de soirées compliquées du point de vue de l’ambiance, mais depuis quelques années, cela s’est estompé et l’on y retrouve une âme de fête de village, elle a bien vieilli. Dans une société qui se judiciarise sur de nombreux aspects, il faut défendre ces fêtes de villages et ne pas les aseptiser. Cela revient à défendre également le bénévolat. Dans une société où l’on vit à 1'000 à l’heure, il est parfois difficile de trouver des gens pour s’engager… alors que beaucoup se plaignent du manque d’animation dans le canton. FdV :Que représente le fait d’être le parrain de la fête des vendanges ? VE :C’est un honneur que la fête ait pensé à moi. C’est une manifestation que j’aime, qui est inscrite à mon agenda depuis bien longtemps. J’ai toujours essayé de mettre en avant le terroir, tant dans ma vie privée que professionnelle. Je prends cet honneur comme une forme de reconnaissance. FdV :Tes liens avec les vins suisses et plus particulièrement genevois ? VE :Adolescent, j’ai travaillé un été au domaine des Graves, dans ma commune d’origine. En plus du salaire, j’ai reçu une bouteille de vin (pour mes parents), c’était mon premier contact. Depuis je suis un défenseur des vins suisses et genevois et je trouve que nous avons une chance inouïe d’avoir autant de vins de qualité dans ce canton. FdV :Le choix de quitter Léman Bleu a surpris un grand nombre de genevois, habitués à te voir de manière hebdomadaire, peux-tu nous l’expliquer ? VE :Je n’ai jamais eu un plan de carrière, j’ai toujours essayé de faire ce qui me plaisait. Un jour l’opportunité d’aller travailler pour la RTS radio à Berne s’est présentée. Passionné de politique et de fédéralisme, j’ai saisi cette opportunité. Après 9 ans à Léman Bleu et sans contraintes familiales, c’était un beau challenge. C’est aussi la possibilité de partir lorsque tout va bien. Je ne regrette rien. FdV :Quel est le quotidien d’un correspondant de la RTS à Berne ? VE :Déjà des trajets en train, si on n’y habite pas ! Il faut savoir que toute l’administration fédérale et le Conseil fédéral sont à proximité immédiate du Palais fédéral. De même, des travaux en commission ont lieu toute l’année. Sans compter les nombreuses conférences de presse sur place. Cela génère un flot continu de travail, pas seulement limité aux quatre sessions parlementaires annuelles. De quoi bien s’occuper ! FdV :Après avoir été dans la lumière comme présentateur, n’est-ce pas dur de « retourner dans l’ombre » ? VE :Je n’ai pas fait de la télévision pour être dans la lumière. Et retourner dans l’ombre ne peut que faire du bien. Et puis le journaliste doit avant tout mettre en lumière les autres. Notre rôle est de raconter, expliquer, décrypter, bref être au service de la population. FdV :Quel serait ton graal professionnel ? VE :Comme expliqué, je n’ai pas de plan de carrière arrêté, j’ai la chance d’avoir toujours été passionné par ce que je fais. Le plus important pour moi c’est qu’il y ait une bonne ambiance entre collègues, ce qui est le cas, et d’avoir un équilibre vie privée/professionnelle. La suite de ma carrière dépendra de tout cela. Merci à M. Valentin EMERY pour avoir si gentiment répondu à nos questions.

Historique
2013 Michel Pont
2016 Didier Fischer
2015 Vincent Debergé
2019 Fréderic Hiller